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Le maté est un peu français aussi

C'est Aimé Jacques Alexandre Goujaud dit Bonpland qui découvre en 1818, le mécanisme de la germination du maté, jusque-là plante sauvage, ce qui permet de la cultiver ensuite à grande échelle.

Aimé Bonpland Wikipédia

 

Aimé Goujaud, dit Bonpland, naît à La Rochelle en 1773. Il étudie la médecine et la botanique au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris.

Le destin de Bonpland est lié à l’Amérique espagnole dès 1799, au moment de son départ pour le Venezuela avec Alexandre de Humboldt. Tous deux, parcourent le Venezuela, Cuba, la Colombie, l’Équateur, le Pérou, le Mexique et les États-Unis d’Amérique avant de retourner en Europe en 1804.

Dès son retour en France, Bonpland travaille en étroite liaison avec le Muséum national d’Histoire naturelle et d’autres musées des sciences et jardins botaniques en Europe. Il bénéficie d’une pension à vie par décret impérial du 13 mars 1804 signé par Napoléon et d’un poste de surintendant qui lui est accordé par l’Impératrice Joséphine.

Départ définitif pour l'Argentine

Bonpland accepte l’invitation provenant du Rio de la Plata et part en Argentine avec l’objectif de fonder un jardin botanique et un lieu d’enseignement, à l’image du Muséum de Paris. Il quitte Londres en 1816, où il s’était expatrié chez ses amis latino-américains.

Une fois sur place, il gravit des échelons: en Europe il est nommé membre correspondant de l’Académie des Sciences de Paris. Sur place, à Buenos Aires, il devient professeur d’Histoire naturelle et il obtient la chaire de Médecine à l’Institut médical militaire.

Mais ce poste ne lui permet pas de vivre comme il l’espérait. C’est pour cette raison qu’il quitte Buenos Aires pour se rendre au Paraguay, dans les missions jésuites.

Les recherches sur la yerba maté

Bonpland veut reprendre les études sur la yerba maté là où l’expulsion des jésuites en 1776 les a laissées. Ses recherches ont pour objet la localisation des lieux propices à l’établissement d’une exploitation s’appuyant sur d’anciens yerbales laissés à l’abandon après la proscription de l’ordre religieux d’Amérique latine.

Les jésuites sont des références incontournables pour Bonpland, car si l’écart entre leur expulsion et l’arrivée de Bonpland à Buenos Aires couvre un demi-siècle, leurs écrits demeurent la meilleure source de renseignements pour qui désire connaître la région où pousse de manière sauvage la yerba maté.

“Faire de cette plante rare une plante utile est une préoccupation incessante du botaniste.”

Au mois de décembre 1818, Bonpland assigne à la yerba maté sa première référence botanique, dénommée par lui Ilex Theazans

Or, la nomenclature d’Auguste Saint-Hilaire (un autre botaniste et explorateur français) qui donne le nom d’Ilex Paraguayensis prime finalement sur celle de son confrère, bien que ses observations soient effectuées un an plus tard.

Emprisonnement et mort

Mais le Paraguay se trouve sous la dictature du général Gaspar Rodriguez de Francia qui le retient contre son gré pendant une dizaine d’années, de 1821 à 1831.

Il n’envisage plus de rentrer en Europe, mais il garde des bonnes relations avec le Muséum où il envoie des collections régulièrement.

En 1849, il obtient la Légion d’honneur. Enfin, il écrit à Humboldt:

"Je passe une vie tranquille et je vais mourir là où sépulter (sic ) mes tristes restes à l’ombre des arbres nombreux que j’ai plantés."

Il meurt en Argentine en 1858, à l’âge de 85 ans.

Prostérité

Son legs, tant en Argentine qu’en France, est important en ce qui concerne l’étude des plantes, sans parler de son herbier qui est conservé en double à l’Institut de Botanique et Pharmacologie de Buenos Aires et au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris.
En 1849, Bonpland remet aux autorités de l'État du Rio Grande do Sul un rapport contenant les recommandations pour l’amélioration de la culture du maté. Il s’agit de l’aboutissement d’un cheminement intellectuel débuté trente ans plus tôt à Buenos Aires.

Sources

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_Bonpland

https://www.mnhn.fr/fr/explorez/dossiers/orchidees-colombie-pas-humboldt-bonpland/biographies-humboldt-bonpland

Cédric Cerruti. L’américanisme en construction : une pré-histoire de la discipline d’après l’expérience du naturaliste Aymé Bonpland (1773-1858). Histoire. Université de La Rochelle, 2012. Français.

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00921277/file/2012Cerruti33829.pdf

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